Biographie de Jack London

   

Première partie (avant 1897) : Une jeunesse aventureuse

 

1821

13 janvier : Naissance de William Henry Chaney, le futur père de Jack London. Il exercera divers métiers avant de consacrer sa vie à l’astrologie. Il rencontrera Flora Wellman à Seattle avant de se fixer avec elle à San Francisco. Il mourra le 8 janvier 1903.

 

1828

11 janvier : Naissance de John London. Il exercera divers métiers, sera blessé pendant la guerre de sécession. Veuf, il se rendra à San Francisco pour que sa fille malade y recouvre la santé. Rencontrant Flora Wellman abandonnée par Chaney, il l’épousera et reconnaîtra son enfant.

 

 

 

1828

17 août : Naissance de Flora Wellman, à Massilon, Ohio. Fille de bonne famille, elle recevra une éducation « bourgeoise ». mais une grave maladie affectera gravement sa santé. Elle était presque naine et chauve, et d’un caractère très instable. Quittant sa famille très tôt, elle va se consacrer au spiritisme et gagner sa vie comme médium.

 

 

 

1876

12 janvier : Naissance à San Francisco, au 615 Third Street, du fils illégitime de Flora Wellman. Il reçoit les prénoms de John Griffith (ce dernier prénom étant celui du neveu préféré de Flora, Griffith Everhard). Le père supposé, le professeur William Henry Chaney, astrologue réputé a abandonné la mère quelques mois avant la naissance. Un article du San Francisco Chronicle nous apprend que Flora refusant d’avorter s’est vue chassée du domicile avant que Chaney ne parte lui-même. Une double tentative de suicide de Flora suivit ; sans conséquences.

Jack est élevé par une nourrice noire, Mme Alonzo Prentiss, dite Tante Jennie ou Mamie Jennie. Elle mourra en 1923 ou 1924. On pense que c’est chez elle que Flora rencontra John London.
7 septembre : Flora Wellman épouse John London qu’elle a rencontré lors d’une séance de spiritisme ou en lui faisant des chemises (?) Ce dernier, veuf, avait plusieurs enfants d’un premier mariage, dont Eliza (Shepard) (vers 1867 - 1939) & Ida (Miller-Byrne) (vers1870 – 1914).
John London donne son nom à l’enfant de Flora et le considérera comme son propre fils. Celui-ci sera connu comme « Jack », diminutif de John, et permettant de le différencier de son père. La famille London vit dans le quartier de San Francisco, « au sud de la fente », c’est-à-dire au sud de Market Street.

1876-1889

Les temps sont durs. La famille déménage fréquemment et John London change souvent de métier. Maçon et menuisier à San Francisco, épicier à Oakland, agriculteur à Alameda, Davenport, San Mateo, Livermore, éleveur de poulets. Quand il réussit, c’est pour se faire voler par un associé escroc.
Jack et Eliza manquent de mourir de diphtérie (1878).
1881. Jack est élève à la West End School, à Alameda. Il y fait malgré lui sa première expérience avec l’alcool, de la bière. Il racontera cet épisode dans John Barleycorn.


La photo la plus ancienne de Jack London

 

1884-1885

C’est l’époque où Jack découvre l’univers des livres, grâce aux Contes de l’Alhambra de Washington Irving & Signa d’Ouida. 1886. la famille est enfin de retour à Oakland où Flora ouvre une pension de famille. Jack va être guidé dans ses lectures par la bibliothécaire de la ville, Ina Coolbrith (voir ci-contre) qui recevra ultérieurement le titre de Première Poétesse de Californie). La passion des livres s’accompagne de celle de la mer, quand John London emmène son fils naviguer le dimanche. Jack se livre alors à toutes sortes de petits travaux : vente de journaux, balayage de cabarets et de jardins publics, pour économiser les six dollars nécessaires à l’achat d’un petit esquif avec lequel il naviguera sur la baie de San Francisco.
1887. Scolarité à l’Oakland Cole Grammar School. Il va s’y lier d’amitié Frank Atherton.

 

1890

John London, maintenant cheminot, est gravement blessé par un train. Devenu à quinze ans soutien de famille, Jack s’embauche dans une fabrique de conserves de saumon, la conserverie Hickmott, où il s’abrutit douze heures par jour pour un salaire de 10 cents de l’heure. Cette expérience, et le désir de liberté qu’elle provoque, sera rapportée dans le Renégat (Nouvelle recueillie dans Quand Dieu ricane).

1891

Pour trois cents dollars, dont vingt-cinq versés comptant grâce à un prêt de sa nourrice noire, Mamie Jenny, Jack achète à French Franck son sloop : le Razzle Dazzle. La légende dit qu’il aurait « hérité » de la Reine des pilleurs d’huîtres, Mamie, qui vivait à bord… Le pillage des parcs à huîtres installés autour de la baie lui rapporte de 25 à 100 dollars par nuit. Avec les autres pillards d’huîtres, il fréquente le cabaret de Johnny Heinold, le First and Last Chance Saloon, où il s’adonne à un alcoolisme précoce. Expérience évoquée dans John Barleycorn, ou le Cabaret de la dernière chance (1913).

 

1892

A la suite d’une beuverie spectaculaire, le Razzle Dazzle prend feu et coule. Privé de son outil de travail  Jack sert pendant près d’un an dans la patrouille de pêche de Benicia. Son rôle est, entre autres, de pourchasser les pilleurs d’huîtres. Expérience évoquée de façon romancée dans les Patrouille de pêche ou les Pirates de San Francisco (1905).

 

1893

20 janvier. Jack London prend un engagement à bord du Sophia Sutherland pour une saison de chasse aux phoques qui va le conduire dans la mer de Behring et sur les côtes du Japon. L’atmosphère de cette campagne et les histoires qu’il entend, sur le compte du capitaine Alexander McLean nourriront son roman Le loup des mers (1904).
26 août. Retour à San Francisco et Oakland. Après la faillite de la pension de famille, causée par la gestion farfelue de Flora, John London est devenu agent de police. Sans autre emploi, Jack travaille dix heures par jour dans une fabrique de jute ; il gagne dix cents l’heure.
12 novembre. Le quotidien San Francisco Morning Call publie la prose du gagnant de son concours de rédaction : Un typhon au large des côtes du Japon. Ce récit d’un incident observé à bord du Sophia Sutherland est la première oeuvre publiée de Jack London. Encouragé, il écrit quelques textes de fiction, tous refusés.

 

1894

Chauffeur aux chaudières de la centrale électrique d’Oakland (pendant 13 heures par jour), Jack accomplit à lui seul, sans le savoir, le travail de deux ouvriers qu’on a licenciés. L’un deux se suicide. Bouleversé par la nouvelle, London démissionne. Il ne trouvera pas d’autre travail, en raison de la crise économique. Un Américain sur quatre a perdu son emploi.
6 avril. Il rejoint le détachement de San Francisco d’une armée de cent mille chômeurs (lancée par Jacob Coxley et commandée par le « général » Kelly) qui marchent sur Washington pour contraindre le Président à financer un vaste programme de travaux publics. La marche se fait à pied, puis en radeaux improvisés pour la descente du Missouri. Le trajet s’effectue aussi souvent en chemin de fer, sur des trains « empruntés » par les marcheurs... ou loués à leur intention par des villes pressées de les éloigner. Au cours de cette aventure, le jeune individualiste débrouillard se convertit au socialisme.

24 mai. Il abandonne la marche parce qu’il a trop faim, ou par désir de liberté. Il devient un hobo et s’adonne à des vagabondages solitaires d’un bout à l’autre des Etats-Unis et du Canada. Il racontera cette expérience dans La route. Plus tard, Jack Kerouak fera de même dans son livre Sur la route.
Fin juin. Arrêté à Niagara Falls, il est incarcéré pendant trente jours pour vagabondage au pénitencier du comté d’Erié à Buffalo, en juillet. Jack sera toujours discret sur son expériences de la prison. Mais un grand livre Le vagabond des étoiles a pour héros un homme qui se trouve dans le « couloir de la mort ».
A l’automne, c’est le retour à Oakland sur l’Umatilla. Pour mieux comprendre l’œuvre de Karl Marx et de Herbert Spencer, ses deux idoles, il décide de préparer l’entrée à l’Université de Berkeley. Pour cela, il s’inscrit à l’Ecole Secondaire d’Oakland en compagnie d’élèves de cinq ans plus jeunes que lui. Connu comme le « gars socialiste », il paie ses frais de scolarité en assurant le nettoyage de l’école et en remplaçant le concierge. Il va donner des contes et chroniques au journal intérieur de l’école The Aegis.

1895

Mars. The Aegis publie son premier écrit socialiste : Optimisme, Pessimisme et Patriotisme. Jack London fréquente le Henry Clay Debating Society, lieu de rencontre des intellectuels et bourgeois progressistes. Il y fait connaissance de Edward Appelgarth et de sa jeune soeur Mabel dont il tombe amoureux. Elle servira de modèle à Ruth Morse, la bourgeoise séduite par un marin dans le roman autobiographique Martin Eden (1909).


Il écrit Frisco Kid’s Story (L’histoire de Frisco Kid) qui paraît dans le High School Aegis avec cinq autres histoires.

1896

Jack passe quelques mois préparatoires à l’université à l’Académie universitaire de Alameda. Il la quitte parce qu’il a fait en 4 mois le programme de 2 années.
En avril, ou en juin, il rejoint le Parti socialiste d’Oakland (Socialist Labor Party).

Septembre. Après deux années d’études acharnées, il est admis à l’Université de Berkeley. L’argent de l’inscription lui est prêté par le tenancier du First and Last Chance Saloon. L’étudiant London adresse des lettres et articles d’inspiration socialiste aux journaux d’Oakland. Il fait aussi des discours socialistes enflammés au coin des rues et sur la place de la mairie (City Hall Plaza).

   


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